
Lundi, 8h, dans la cour du premier degré de l'I.P.E.T.
Déguisé en chauffeur de bus, j'attendais l'arrivée des élèves. Bien évidemment le voyage commençait mal. La commande des provisions s'était, semble-t-il, mal passée. Cela a eu pour conséquence qu'ils se retrouvaient avec 5 pommes plutôt qu'avec 5 kilos ? Mais je n'en attendais pas mieux de leur part !
Dans le car, ils étaient tous très agités et j'ai remarqué qu'ils ne manqueraient sûrement pas de provisions finalement (bonbons, chips, biscuits, ...). Le voyage a du leur paraître bien moins long qu'à moi.
Arrivés au gîte, j'avais fait mine d'aider à rentrer les provisions pour trouver une cachette où je pourrais dormir. Bien que j'ai été le premier à entrer, la vermine s'infiltrait de toutes parts pour envahir les lieux. Les élèves étaient partout. Ils se plaignaient déjà en essayant de définir l'odeur du gîte : un mélange de moisi, d'humidité et d'autres choses indéfinissables. J'avoue qu'ils avaient raison pour une fois !
J'avais tout visité pendant qu'ils dépliaient leurs bagages, mais il n'y avait nulle part où faire son nid sauf une vieille cave humide.
Le dénommé "Arbre Magique" avait été un couvent avant de devenir une école primaire. Au rez-de-chaussée se trouvaient la cuisine et la salle à manger. Il y avait également une grande salle vide où ils allaient sûrement tenir leurs "conseils", si on peut appeler cette foire comme tel. Aux deux premiers étages se trouvaient les chambres, sept en tout : chaque classe avait son étage : les Soc1 au premier avec les professeurs et les Soc2 au dernier. Je pouvais abandonner l'idée de dormir à l'étage. Mon ultime espoir se trouvait dehors, dans la petite cour. Il y avait une salle de spectacle. Malédiction, des élèves y étaient déjà, occupés à jouer pitoyablement Romeo et Juliette sur la scène pendant que d'autres cherchaient où la propriétaire avait caché les balles de ping-pong.
Finalement, j'allais devoir dormir dans la cave et les entendre se plaindre que les couvertures du gîte ne rentraient pas dans les housses qu'ils avaient emmenées. Je sentais que je n'aurais jamais dû accepter ce boulot !
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